Par Cécile VAN DE VELDE
Photo : Loic Venance
Assiste-t-on à une montée des inégalités – voire d’une véritable injustice – entre générations ? Longtemps restée dans l’ombre, la revendication d’injustice générationnelle monte en puissance dans les revendications sociales et les mobilisations de la jeunesse. Des rues de Santiago à celles de Montréal, de Madrid à Hong Kong, en passant par les marches pour le climat, une voix commune se fait entendre : celle du refus d’un héritage trop lourd à porter pour les « générations futures ». Cette question fait désormais son chemin dans les débats publics. Pour une partie des jeunes générations, confrontées à une pression financière croissante et à un avenir plus incertain, le contrat social semble bel et bien rompu.
Mais que recouvre exactement cette notion d’ « injustice entre générations » ? Pour en comprendre les ressorts et la portée, cet article adopte une approche comparative de différents mouvements de jeunesse qui mont marqué la dernière décennie : conflits étudiants, mobilisations anti-austérité, luttes pour la démocratie ou pour le climat[1]. Notre analyse s’appuie sur un corpus étendu de près de 2000 slogans et écrits protestataires, directement collectés au sein de ces mobilisations portées par des jeunesses aux profils variés, et situées sur plusieurs continents.
À partir de ce matériau, nous mettons en lumière quatre registres principaux d’injustice entre générations- génération menacée, sacrifiée, trahie ou condamnée. Ces rhétoriques révèlent une parole générationnelle qui s’est progressivement consolidée au fil de la décennie, en articulant des dimensions de plus en plus variées de l’injustice – économique, sociale, politique et écologique –, pour porter une critique globale et multidimensionnelle du sort réservé aux générations futures.
Une trame commune : l’éducation, la dette et la démocratie
Si les formes de mobilisation diffèrent, une trame commune structure ces mouvements : une revendication autour de la valeur de l’éducation, une critique de l’endettement croissant des jeunes et un appel à un renouvellement des institutions démocratiques. Ce qui frappe dans l’analyse des slogans et des discours militants, c’est qu’ils ne sont pas uniquement tournés vers le rejet d’un système. Bien au contraire, ils portent également une défense proactive de principes fondamentaux jugés menacés. L’éducation y est souvent représentée comme un bien commun à protéger, la dette comme un instrument d’injustice intergénérationnelle, et la démocratie comme un idéal à revivifier. L’un des points communs de ces mobilisations est cette insistance sur les « générations futures » comme horizon de lutte.
Malgré cette convergence autour de principes communs, les mobilisations étudiées se distinguent par leurs focales spécifiques, qui traduisent différentes formes d’injustice perçues par les jeunes générations.
Génération « menacée » : en contexte libéral, une injustice économique entre générations
La question générationnelle prend des formes spécifiques en monde libéral. Elle repose sur une rhétorique générationnelle commune, fondée sur une injustice économique entre générations. Cette rhétorique dénonce l’émergence d’une génération sous pression financière, menacée par des frais d’éducation de plus en plus élevés, et par le poids de la dette étudiante sur l’ensemble des parcours de vie. On peut y lire la montée d’un doute générationnel au sein de futurs diplômés touchés par des perspectives assombries, même si ce doute n’est pas aussi radical que dans les jeunesses européennes. C’est plutôt le sentiment de menace qui domine ici : en accroissant le poids de la dette, ces politiques viennent alourdir un investissement déjà important dans les études, et déstabiliser la croyance en la rentabilité future du diplôme. Déjà identifiée comme une problématique sociale majeure dans les sociétés libérales, la dette étudiante s’affirme comme une question générationnelle montante, de plus en plus politisée.
Au-delà de leurs différences, les discours des mouvements étudiants de cette enquête – au Chili et au Québec- convergent ainsi dans cette dénonciation d’une pression financière croissante sur les parcours étudiants.
La menace de la dette
« Etudier au Chili c’est mourir endetté » à Santiago, ou « Un crédit pour toute la vie » à Montréal : dans ces mouvements, les slogans mettent en scène des individus mis à mort par le crédit, ou étouffés par le poids de la dette. L’endettement étudiant constitue la pierre angulaire de cette rhétorique d’injustice générationnelle : les slogans dénoncent un transfert de la dette publique vers la dette privée d’une génération, ce qui revient à lui « faire payer » le prix lourd de l’austérité. Contrairement aux mobilisations européennes, le « nous » générationnel y reste plus étroit : il concerne surtout les étudiants et jeunes diplômés, présentés comme une génération menacée par une contribution économique disproportionnée. Partout, les arguments convergent : cette pression financière met en péril leur avenir collectif, mais creuse aussi les inégalités au sein même de leur génération, en restreignant l’accès aux études supérieures. Elle donne lieu à une critique directement politique, qui dénonce la marchandisation croissante du savoir et la dévalorisation de sa dimension non marchande. Ainsi, à Santiago : « Basta de lucrar, queremos estudiar ! » ; à Montréal : « Je pense donc je paie ! »
De l’espoir au contre-mouvement générationnel
Comparativement aux autres mouvements étudiés, c’est ici l’émotion de l’espoir qui domine les slogans. Même si dans les deux cas, la démocratie représentative fait l’objet de critiques, les revendications expriment une attente de renouveau démocratique à l’intérieur même du système. Plutôt qu’une rupture radicale, les slogans affirment un droit à la parole et à une place légitime dans les décisions collectives, dans un rapport de force direct avec les gouvernants. Les thématiques du mépris, de l’écoute, ainsi que de la souveraineté individuelle et collective y occupent une place centrale – comme en témoignent les slogans « Retrouve pouvoir sur ta vie ! » à Santiago ou « Un choix pour tous ! » à Montréal. On observe néanmoins des différences dans les cibles de la colère : à Santiago, le mouvement dénonce plus fortement l’influence des banques et des entreprises privées dans le système éducatif, tandis qu’à Montréal, la critique vise plus directement les autorités gouvernementales. Dans l’un et l’autre cas, les écrits contestataires appellent à un contre-mouvement générationnel, capable d’ouvrir une autre voie pour la société – « Fuerza jóvenes ! », ou encore : « Monsieur Charest, vous avez déclaré la guerre à une génération en entier », dans un appel à la mobilisation qui cherche à s’étendre à d’autres groupes sociaux.
Génération « sacrifiée » : en contexte sud-européen, une injustice sociale entre générations
Dans les mouvements sud-européens étudiés, la critique générationnelle se fait plus radicale, à la fois dans ses cibles et dans son intensité. Elle s’exprime à plusieurs niveaux – social, politique et systémique – et prend la forme d’une dénonciation profondément intériorisée et politisée de l’injustice sociale entre générations. Cette injustice se cristallise autour du manque de perspectives après les études, vécu comme un gâchis de « valeur » humaine et sociale. Cette rhétorique de la génération sacrifiée prend tout son sens dans le contexte sud-européen, caractérisé par des inégalités générationnelles particulièrement marquées.
Les deux mouvements européens de l’enquête – les Indignés de 2011 et Nuit Debout en 2016 – convergent ainsi vers une même accusation : celle d’une génération « sacrifiée » par une mauvaise gestion des crises et une austérité imposée aux plus jeunes. Ces discours révèlent un pessimisme collectif profondément enraciné parmi les jeunes générations, qui constitue le terreau d’une colère politique plus explicite.
Un diplôme mais pas d’avenir
« Je lave ta voiture avec mon diplôme », « Bac+5 = Avenir -1000 » : ces slogans mettent en scène des jeunes déclassés malgré leur parcours scolaire, pris dans des trajectoires longues de précarité. Les revendications se déplacent ici du problème de l’accès aux études vers celui des sorties post-diplôme. Elles dénoncent l’injustice du sort réservé à une génération qui, après avoir investi dans ses études, se retrouve frappée de plein fouet par la crise économique et les politiques d’austérité post-2008. « Justice ! Nous ne devons pas, nous ne paierons pas » : à travers cette formule, c’est la dépossession collective d’une génération qui est dénoncée – une génération censée payer seule, à travers ses conditions de vie, le prix d’une crise dont elle n’est pourtant pas responsable, tandis que les responsables resteraient à l’abri. Le « nous » générationnel embrasse ici une génération entière, bien qu’il soit principalement porté par les étudiants et jeunes diplômés. Les dénonciations varient : les Indignés insistent sur la dévaluation du diplôme, tandis que Nuit Debout souligne la déshumanisation du travail. Mais dans les deux cas, on retrouve un doute radical sur la méritocratie, ainsi que la présence marquée d’une critique d’un « esclavage générationnel ».
Colère générationnelle et appel au changement systémique
L’émotion qui en résulte est celle de la colère, plus encore que celle de l’indignation, de la part d’une génération qui estime ne plus rien avoir à perdre (« Rebelles sans maison » à Madrid et « Jeunes précaires, jeunes en colère » à Paris). Cette colère justifie une rhétorique révolutionnaire marquée par le thème de la rupture et de la scission. Les slogans insistent sur l’impératif du refus générationnel et sur la nécessité de reprendre en main le destin collectif : à Madrid, on revendique une « génération sans peur » ; à Paris, un « coup d’État de la jeunesse ». La cible de la critique s’étend bien au-delà des seuls gouvernants. Elle désigne une responsabilité diffuse et structurée, imputée à une triade de pouvoirs : capitalisme, politique et, dans une moindre mesure, médias. Chez les Indignés, c’est la corruption qui cristallise la colère ; à Nuit Debout, ce sont plutôt des lois jugées injustes. Face à ce qu’ils vivent comme un déni de démocratie, les jeunes mobilisés revendiquent l’ouverture d’espaces démocratiques alternatifs et directs. Il s’agit de se réapproprier les choix de vie, mais aussi les idéaux de justice, d’écoute et de souveraineté.
Génération « trahie » : dans les mouvements pro-démocratiques, une injustice politique entre générations
Le thème de l’injustice générationnelle ne se limite pas aux conflits étudiants ou aux mouvements d’indignation : il traverse aussi les mobilisations pro-démocratiques. Ces mouvements portent une troisième forme de rhétorique générationnelle, fondée sur l’injustice politique entre générations. Ils dénoncent la rupture d’une promesse démocratique, et la confiscation d’un avenir politique par d’autres générations, au détriment de ceux qui devront en vivre les conséquences. Cette rhétorique prend corps dans un tournant historique perçu comme irréversible : elle met en lumière les enjeux de souveraineté et de représentation qui animent les jeunes générations dans les contextes de décisions politiques unilatérales.
Les deux vagues de protestation à Hong Kong, en 2014 et 2019, expriment ainsi le sentiment d’une génération « trahie » par des décisions politiques qui engagent profondément son avenir, sans qu’elle ait pu participer à ces choix. On y retrouve une critique de la « captation décisionnelle », thématique qui a également émergé dans d’autres contextes, comme lors du « youthquake » post-Brexit au Royaume-Uni.
Une promesse trahie
« My parents are crying for me, I’m crying for the future », « This way to hell » : les slogans des deux mouvements de Hong Kong mettent en scène une génération dépossédée de l’avenir qu’on lui avait promis, en deuil des principes qui structuraient son horizon, soit la liberté, la souveraineté, et la démocratie. Ce deuil collectif s’incarne dans l’affirmation d’un attachement explicite au Hong-Kong qu’ils ont connu, associé à la « maison » désormais menacée. Ce deuil collectif s’incarne dans l’attachement explicite à un Hong Kong idéalisé, perçu comme une « maison » désormais menacée. Les thèmes de la dépossession et de la nostalgie s’intensifient dans le mouvement de 2019, où la perte de liberté est dénoncée de manière répétée. Le « nous » générationnel renvoie ici d’abord aux étudiants, présentés comme l’avant-garde éclairée d’un combat citoyen. « Fight for justice! » : les slogans insistent sur l’injustice fondamentale d’une décision imposée à des générations qui n’ont pas été consultées, alors même qu’elles sont appelées à en supporter les conséquences sur le long terme. Cette captation décisionnelle vient trahir la promesse de souveraineté dans laquelle ces jeunes ont pourtant grandi : ce recul démocratique est vécu comme une perte irréparable, et comme une faute historique impossible à pardonner : « We don’t forgive, we don’t forget. »
Désespoir et résistance générationnelle
« Sauver » ou « libérer » Hong Kong : face à ce tournant historique, la mobilisation se joue sur le mode d’une lutte révolutionnaire contre l’oppression. Ici, ce sont le désespoir et la colère qui dominent. Même si l’issue du combat reste incertaine, il est pensé comme une nécessité historique, avec la référence directe à d’autres soulèvements décisifs, comme la Révolution française. Comparativement aux autres mouvements, ce refus générationnel ne vise pas à « renouveler » un système démocratique à bout de souffle, mais se lit comme une tentative, presque désespérée, de « sauver » la démocratie représentative contre ce qui la menace, et de sauvegarder collectivement un avenir décent. Cette lutte se construit contre des « ennemis » presque invisibles, mais perceptibles à travers leur autorité ou répression. Ils se démultiplient en plusieurs strates politiques (pouvoir décisionnel ou policier), et en différentes échelles de pouvoir (hong-kongaises et chinoises). Face à cette pression, les slogans mobilisent à la fois la ténacité des manifestants – « We only have one shot, don’t give up » – et la solidarité internationale – « Stay strong and united, democracy will win ».
Génération « condamnée » dans le mouvement pro-climat : une injustice environnementale entre générations
Les rhétoriques pro-climat introduisent un double basculement par rapport aux autres mouvements : d’une part, elles reposent sur un « nous » désormais global, incarné prioritairement par de jeunes générations urbaines et diplômées ; d’autre part, elles révèlent la montée en puissance d’une accusation frontale des générations ainées. Cette rhétorique opère la jonction de plusieurs crises déjà présentes dans les mobilisations antérieures -crise écologique, crise économique, crise politique. Mais elle en modifie l’horizon : ce n’est plus seulement l’avenir social ou démocratique qui est en jeu, mais la possibilité même d’un avenir vivable. Portée par des manifestants très jeunes, cette rhétorique appelle moins à des réformes qu’à un sursaut citoyen, fondé sur la désobéissance, la solidarité intergénérationnelle, et la réinvention des formes d’action politique, en réponse à une défiance radicale envers les dirigeants actuels.
La marche pro-climat de Montréal en 2019 incarne cette rhétorique générationnelle distincte, fondée sur une injustice environnementale entre générations. Elle met en scène une génération condamnée au niveau existentiel, privée du temps, des ressources et de la qualité de vie qui auraient dû lui revenir.
Un vol existentiel
L’accusation est directe, et radicale : « Vous avez volé notre avenir », « Vous allez mourir de vieillesse et nous de détresse ». Mais elle est aussi empreinte d’une certaine gravité, car elle dénonce, littéralement, la condamnation à mort d’une génération. Les slogans déploient les thématiques de la finitude collective et de l’accélération du temps : on y retrouve la réactivation de la figure de l’Apocalyse, personnifiée sous la forme de la mort de la « mère » Terre et de ses enfants. Cette rhétorique met en scène un conflit intergénérationnel frontal : elle oppose des générations aînées, jugées coupables d’une inaction assassine, à un « nous » générationnel et global, dans lequel s’inscrivent aussi les générations futures, déjà perçues comme condamnées. L’injustice générationnelle dénoncée ici est à la fois environnementale et existentielle : elle se cristallise sur l’héritage injuste d’une situation irrattrapable, qui signent la rupture du contrat fondamental de transmission de la vie entre les générations. Les slogans jouent même parfois sur l’inversion ironique des rôles entre enfants et adultes, invoquant des jeunes générations forcées de devenir responsables trop tôt, du fait de générations adultes devenues elles-mêmes inconséquentes : « Je croyais que les adultes étaient responsables » « How dare you! ».
Peur et avenir collectif : vers un conflit de génération?
Face à cet état d’urgence, la mobilisation générationnelle s’inscrit dans une logique de sursaut : tenter de sauver, tant qu’il est encore temps, les générations futures. L’émotion dominante est ici la peur, mobilisée non pas dans sa dimension paralysante, mais comme émotion légitime face aux bouleversements en cours, et, au contraire, motrice de changement : « Ayez peur ! » Le salut est en effet censé ne pouvoir venir que des jeunes générations, qui revendiquent la vérité et la légitimité de parole, avec là encore une rhétorique d’inversion des rôles (« Pour vous faire la leçon »). Si ces jeunes générations constituent le seul espoir, c’est qu’elles font face à ce qui est présenté comme l’échec complet d’un système : il n’y aurait rien à attendre du monde politique accusé de privilégier les intérêts économiques de court terme et d’ignorer la menace (« Les politiciens jouent du violon pendant que le bateau coule »). A l’exception de quelques appels au vote vert, la majorité des slogans prônent le changement générationnel et citoyen, sous la forme d’une révolution incorporée : la mobilisation se fait au nom du « prendre soin » individuel et collectif, invitant chacun-e à faire évoluer son mode de vie et de pratiques (alimentation, pratiques, prises de conscience etc), par une politisation de l’intime.
Discussion : un discours global d’injustice générationnelle
La « menace », le « sacrifice », la « trahison » ou la « condamnation » générationnelle : notre analyse a permis d’identifier quatre grandes figures d’injustice entre générations, synthétisées dans le tableau ci-dessous. Dans l’ensemble des mouvements étudiés, ces dénonciations se cristallisent autour d’un héritage – économique, social, politique ou environnemental – perçu comme trop lourd à porter, et légué de manière inéquitable aux jeunes générations. Ce qui est au cœur de la critique, c’est le poids d’un passé qui compromet l’avenir, en contraignant les jeunes générations à assumer seules les conséquences de décisions qu’elles n’ont ni prises, ni approuvées. En observant l’évolution de ces rhétoriques dans le temps, on voit apparaître une dynamique de transformation : d’abord réactives aux crises économiques dans les premières vagues de 2011, elles adoptent, à partir des mobilisations pro-climat, des formes plus ouvertes et conflictuelles. Ce faisant, elles participent à la construction d’un « nous » de génération de plus en plus globalisé et politisé. Sans supplanter les inégalités de classe, de genre ou de race, l’injustice générationnelle émerge ainsi comme un axe structurant de revendication contemporaine. En ce sens, ces rhétoriques posent un défi politique majeur pour la décennie à venir : celui de mieux intégrer la voix des « générations futures » dans nos processus décisionnels et démocratiques.
4 grandes rhétoriques d’injustice entre générations

[1] Les 7 mouvements analysés sont les suivants : Los Indignados à Madrid (2011), le mouvement étudiant à Santiago du Chili (2011), le Printemps Érable à Montréal (2012), la Révolution des Parapluies à Hong Kong (2014), le mouvement Nuit Debout à Paris (2016), le mouvement pro-démocratique à Hong Kong (2019) et le mouvement » Friday for Future » à Montréal (2019).
Pour aller plus loin : VAN DE VELDE, Cécile. « What have you done to our world? » : The rise of a global generational voice. International Sociology, 2023, vol. 38, no 4, p. 431-457.
Pour citer cet article : C. Van de Velde. (2025). « Génération révolte? Quatre grandes rhétoriques d’injustice générationnelle ». Socioship.

